07 octobre, 2015

IMAGES : la cérémonie marquant la fin du désarmement de l'ex RSP Régiment de Sécurité Présidentielle du Burkina Faso .

Un échantillon de l'armement retiré à l'ex RSP Régiment de Sécurité Présidentielle.  
 
Le premier ministre Yacouba Isaac Zida en compagnie du chef d Etat major en visite de quelques armement saisi de l ex RSP 
Il faut noter que le bilan du putsch du 17 septembre selon le premier ministre nous sommes à 14 morts et 251 blessés au Burkina Faso.
Après la visite, tout le matériel est reparti au camp Aboubacar Sangoulé LAMIZANA
  

 

 









































Le Burkina-Faso et Alassane Dramane Ouattara

Tous les arguments de protestation avancés sur la nationalité douteuse de celui qui fut engagé au FMI comme Voltaïque et vice gouverneur de la BCEAO au titre de la Haute Volta, n’avaient servi à rien.



Une rébellion soutenue par la France et son homme de main, le tueur froid de Ouagadougou, Blaise Compaoré, avait imposé Alassane Dramane Ouattara aux ivoiriens. Aujourd’hui président de la Côte d’Ivoire.

Le très reconnaissant président de la république voisine dit que le Coup d’Etat de Gilbert Diendéré, est une affaire intérieur d’un pays voisin pas de commentaire circulez, il n’y a rien à voire.

Comment peut-on rester les bras croisés devant le feu qui ravage la maison du voisin et dire que c’est une affaire interne ? Qui avait intérêt que le Burkina-Faso s’embrase si ce n’est le pays qui a accueilli Blaise Compaoré, le tueur froid de Ouagadougou. Que faisait Gilbert Diendéré, à Abidjan une semaine avant le putsch sanglant de Ouagadougou ?

Le Coup d’Etat s’écroule sous les feux croisés de la condamnation internationale, du Niger en passant par le Ghana, de la maison Blanche à la communauté européenne et à l’union africaine. L’arrestation de la totalité d’un gouvernement et la séquestration du président de la République ainsi que de son premier ministre, n’émeuvent pas Abidjan. Ce sont des choses courantes et normales pour Alassane Ouattara. Il y a ici une erreur tactique de communication préjudiciable à la solidarité sous-régionale et au bon sens entre voisin. Le Mali, le Bénin et même le Sénégal ont condamné le putsch chez le voisin Burkinabé.

Nous parions ici que si ce putsch avait réussi, le Gouvernement d’Alassane Ouattara serait sans doute l’un des tous premiers à reconnaître le régime de facto des Diendéré et consorts. La ou le monde entier y voit une remise en cause inacceptable de la transition exemplaire Burkinabée, Alassane Ouattara, privilégie son amitié et sa relation crapuleuse avec Blaise Compaoré, le tueur froid de Ouagadougou. Les oiseaux de même plumage sont souvent ensemble et vont toujours dans la même direction, comme disent nos anciens.

Que le RSP, se soumet aux autorités de transition était la meilleure des positions pour qui ne dine pas à la table du diable et de la malfaisance. Mais pour les comploteurs foireux et leurs complices internes et externes, il fallait des élections inclusives. Oui inclusive le mot est venu de la bouche puante des combinards qui voulaient mettre leurs hommes de main et leurs puissants moyens de nuisances pour faire pencher la balance électorale vers leurs chevaux de Troie.

II – Le Burkina-Faso comme un pays très pauvre

«Je souhaite que ce pays retrouve rapidement la paix. C’est le plus important parce que c’est l’un des pays les plus pauvres du continent et dans le monde. » Voilà l’idée qu’Alassane Ouattara se fait du Burkina-Faso. On dirait qu’il a honte de ses origines burkinabé ? On dirait qu’il ne connaît pas ce pays et qu’il n’y a jamais mis les pieds. Sa relation personnelle avec les frères Compaoré est-elle au-dessus des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina voisin ?

La pauvreté est-elle compatible avec la démocratie ? Pourquoi permettre aux comploteurs qui n’ont jamais élevé la voix pour s’indigner et protester contre les tueries crapuleuses des Compaoré, Diendéré et compagnie de venir participer à des élections démocratiques. C’est bien compaoré et ses sbires qui ont craché, uriné et piétiné la démocratie au Burkina-Faso. Ou était Alassane Ouattara quand Norbert Zongo et ses compagnons de route se faisaient massacrer par des éléments de ce régiment maudit et criminel qu’était le RSP de son ami Gilbert Diendéré ?

Nous disons ici à Alassane Ouattara, qu’on ne montre pas le chemin de son village avec la main gauche comme disent les Akans. Qu’il se rappelle que c’est au cimetière de Sindou, près de Banfora, chef lieu de la province de Lébara dans la région des cascades, que repose son défunt père et que la paix de Dieu soit sur lui.

On a l’impression qu’il veut effacer son appartenance à ce pays qui est pauvre à ses yeux aujourd’hui. A-t-il honte de ce pays? Se souvient-il que c’est ce pays qui lui a permis d’aller étudier aux USA ? Se souvient-il encore de sa nationalité voltaïque quand il travaillait au FMI et à la BCEAO ? Si tu ne peux pas aider ton voisin, n’envenime pas ses souffrances et ses difficultés par des propos humiliants qui puent l’ingratitude et la perte de l’estime de soit. N’oublie pas d’où tu viens, nous dit le proverbe.

Ce n’est pas le courage qui manque à ce peuple très fière du Burkina Faso. Regardez la pureté de son coton, la saveur de son anacarde. La variété de ses fruits comme les mangues cultivés dans des zones semi-arides. La qualité de son beurre de karité est prisée par l’industrie cosmétique du monde entier. Regardez sur ses marchés et vous y verrez qu’en encadrant sa paysannerie avec des retenues d’eau dans ses villages et campagne, ce pays peut produire pour satisfaire ses propres besoins et ceux de la sous région. L’indépendance nationale passe par des choses aussi simples venant d’un mode de vie modeste qui peut être exemplaire pour nous tous.

Dire que ton voisin est pauvre n’est ni gratifiant ni une forme de condescendance acceptable dans les relations entre Etat. C’est une cécité morale qui peut se retourner contre son auteur au détour du vent interchangeable de l’histoire humaine dont nous sommes tous les sujets. Ne jamais se réjouir du malheur de ton voisin car tu ne sais pas ce que demain te réservera.


III – Mesures urgentes à prendre
– Le gel des avoirs bancaires des compaoré et compagnie ne suffit pas, il faut les livrer à la justice et leur demander de justifier les nombreux biens matériels qui les font croire qu’ils sont au dessus du peuple dont ils n’étaient pas les serviteurs mais des profiteurs corrompus.

– L’arrestation de tous les membres du sinistre conseil putschiste qu’était l’éphémère CND, ainsi que la confiscation de leurs biens par la justice après un procès exemplaire. Cela les rendra plus modestes et moins arrogants devant les souffrances du plus grand nombre de leurs compatriotes.

– Que les anciens rebelles ivoiriens qui siègent au gouvernement et dans les institutions ivoiriennes justifient les biens immobiliers et les sommes colossales qu’ils ont dans leurs différents comptes bancaires au Burkina-Faso.

– Que les rebelles du MNLA, qui ont pion sur rue à Ouagadougou, soient expulsés du nouveau Burkina-Faso qui veut vivre en paix avec ses voisins et non être un sanctuaire de protection pour les aventuriers et imposteurs de tous bords

– Que tous burkinabés ayant exercés des fonctions exécutives ou législatives dans un pays tiers perdent de facto la nationalité du Burkina-Faso.

– Que toutes personnes ayant cautionné une dictature criminelle au Burkina Faso soit déchue à vie de ses droits civiques et politiques. Il faut empêcher les mêmes plantes vénéneuses de repousser pour étouffer l’épanouissement collectif du Burkina nouveau.

– Les Burkinabés comme ailleurs doivent se méfier de tous les professionnels de l’imposture qui peuvent passer d’un pays à l’autre au gré de leurs petits intérêts sordides et mesquins. Ils n’apportent que des malheurs à ceux qui les suivent.

IV – Postulat de conclusion générale

À coté d’Alassane Ouattara, Blaise Compaoré est un archange. Les Burkinabés se sont lourdement trompés sur Alassane Dramane Ouattara, il n’y a que ces intérêts affairistes du moment qui le guident et comptent pour lui. Opportuniste jusqu’au bout des doigts, Sa fidélité ne relève que des calculs du jour. À la lumière de la décision du conseil constitutionnel ivoirien de faire de lui un candidat dérivé à la prochaine élection présidentielle ivoirienne, nous vous donnons un exemple pour mieux vous faire comprendre ce qui peut arriver demain au Burkina-Faso, des hommes intègres.

Imaginez simplement qu’au mois de janvier prochain, on découvre un important gisement de gaz naturel et une immense nappe pétrolifère de plusieurs milliards de barils exploitable sur quatre vingt ans et que le hasard aidant on y découvre aussi de grandes réserves diamantifères dans la région de Bobo Dioulasso, ainsi que des gisements d’or fin et de l’uranium en abondance vers Ouahigouya dans la province du Yatenga. Alassane Ouattara est capable de quitter la Côte d’Ivoire et d’aller s’installer à Sindou et se dire de nationalité Burkinabé.

Bien sûr que l’opinion du pays s’indignera, Alassane Ouattara, n’a cure, il trouvera des gens autour de lui pour créer le rassemblement des républicains burkinabés le RDRB. Il ira à Paris faire une conférence de presse pour dire que ses origines Burkinabés ne sont pas discutables. Il a été convoqué pour son service militaire en mars 1962 dans l’armée voltaïque sous le matricule 62/824 du registre des FAV. Il a servit ce pays dans des institutions internationales et on peut le vérifier, il a été président de la Côte d’Ivoire et alors.

C’est parce qu’il est originaire du sud du Burkina et marié à une européenne qu’on veut l’empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle de son pays le Burkina Faso. Les burkinabés deviendront du jour au lendemain un peuple xénophobe. Radio France, les télévisions et les journaux de Bouygues et Bolloré lui serviront de caisse de résonnance.

Et le temps aidant un matin les burkinabés se réveilleront avec une rébellion qui coupe le pays en deux. A la hauteur du haut bassin, du centre-Est et l’Est occupés par les rebelles qui feront de Bobo Dioulasso la deuxième ville du pays leur capitale. Inutile de dire que les multinationales soutiennent en sous-main la rébellion. Les banques et établissements financiers de la région occupées par la rébellion seront pillés et le butin emporté dans les pays voisins.

La France dira que c’est une affaire interne. Elle offrira sa médiation au besoin et déploiera ses troupes pour seller la partition du pays en faveur des rebelles. Et fera pression sur le gouvernement légal du Burkina-Faso pour des élections inclusives dont le but sera de mettre son candidat au palais de Kossyam à Ouagadougou.

Les résultats des élections seront proclamés à l’hôtel Silimandé quartier général sécurisé par les français du candidat Alassane Dramane Ouattara, les autres candidats protesteront, il y aura des morts plus de 100 000 cadavres dans les rues de Ouagadougou, et avec le soutien de la France les adversaires seront déportés devant la CPI à la Haye au Pays-Bas.

Les malheurs du Burkina ne sont pas finis, il y aura à la tête du pays et de ses institutions des hommes et femmes du sud, les Sénoufo, les Lobi, des Malinké, des Bobo et autres sous groupes ethniques du sud. L’on appelle cela le rattrapage ethnique, c’est-à-dire donner la primauté du pouvoir et des responsabilités d’Etat aux groupes ethniques du sud du Burkina-Faso.

Ce procédé sera cautionné par la France dont l’armée restera sur place pour accompagner son Poulin et les Burkinabés xénophobes n’auront que leurs yeux pour pleurer. Il profitera de la situation pour naturaliser des milliers de maliens, des Kabyés du Togo voisin et des Lobis et autres sénoufos de Côte d’Ivoire. Beaucoup de Burkinabés ayant tout perdu, seront exilés ou en prison dans un pays divisé et humilié dans une triste ambiance d’amertume et de fin du monde.

Ce que nous rapportons ici qui n’est qu’une supposition peut vous faire froid dans le dos, et vous arracher des larmes et pourtant, c’est ce que les ivoiriens ont vécu en grandeur nature sur leur propre sol. Il y a en eux aujourd’hui une immense blessure de l’âme et un sentiment de dépossession. Ils ont découvert, hagards et hébétés, la mort dans l’âme le rattrapage ethnique et son application en Côte d’Ivoire.

À Ouaga comme à Abidjan, certains diront, que celui qui écrit ces lignes exagère, il est contre nous, c’est faux, il est payé par nos adversaires pour nous dénigrer. Pour qui se prend t-il celui là? Nous allons l’égorger s’il s’amène ici. Voilà, chez eux il n’y a que le meurtre, le népotisme, le tribalisme ou le putsch sanglant comme moyens pour régler tous nos problèmes de société. Ne soyez pas étonnés que dans dix ou vingt ans encore les coups d’Etat, les emprisonnements arbitraires, les exécutions sommaires soient encore et toujours des instruments de gouvernance dans nos malheureux pays africains.

Peuple du Faso soit en alerte, les hyènes et les vautours rodent autour de toi, ils n’ont pas digéré leur défaite. La récidive, la vengeance et la revanche sont les seules armes qui leur restent. Ne baisse donc pas ta garde. Oscar Wilde, résume mieux nos angoisses en disant que : «Le cynisme, c’est connaître le prix de tout, et la valeur de rien »

Peuple du Burkina-Faso, Ò peuple intègre par défi et par amour pour la liberté et la justice, tu es allé dans la nuit noire de la tyrannie pour chercher la grande horloge de l’histoire qui était poussiéreuse de honte. Tu as ramené cette horloge dans la grande clairière des peuples pour la nettoyer et mettre ses aiguilles à l’heure de la dignité pour tous. Nous te saluons et te demandons de redoubler de vigilance.

La patrie ou la mort, nous vaincrons.
 
Souley Ouedraogo
Source :
http://www.ladepechedabidjan.info

06 octobre, 2015

Burkina Faso Retour sur le coup d'État manqué: analyse des raisons de la brusque et irréversible descente en enfer du Général Gilbert Dienderé!

1-Le Général Gilbert Dienderé s'est trompé d'époque

 
Conscient du soutien de certains chefs d'État de la CEDEAO à l'ancien régime et qui appelaient à des "élections inclusives", le Général n'a pas eu conscience que l'alibi d'élections inclusives ne suffisait pas à convaincre la communauté internationale du bien fondé du putsch dont il est le cerceau.
Conséquence, il a été littéralement mis à mal par l'annonce immédiate des sanctions de l'Union Africaine, de l' Union Européenne et de l'ONU qui l'isolaient diplomatiquement en le traitant ouvertement de terroriste et de preneur d'otages.
2-Le Général s'est trompé de peuple
Les violences inouïes contre les populations civiles au lendemain du putsch par les membres de l'ex-RSP ne sont pas insensées, loin de là.
Tirant les leçons de l'insurrection populaire des 30 et 31 Octobre, le Général était convaincu que les tirs à balles réelles, les attaques contre la presse, les assassinats et autres coups et blessures volontaires allaient contraindre les populations à la terreur, donc à la reddition, ignorant qu'il a en face une génération dont le credo est la patrie ou la mort nous vaincrons!





 
3-Le Général s'est trompé d'armée
Au lendemain de l'assassinat de Thomas Sankara le 17 Octobre 1987 s'en est suivie une série d'assassinats d'officiers supérieurs des autres corps de l'armée défavorables au putsch.
Conscient du fait que les différents chefs d'État Major des corps de l'armée qui sont tous de sa génération ont en mémoire ces événements, leur ralliement à sa cause serait de fait.
Le Général a ignoré royalement cette génération de jeunes officiers en phase avec les nouvelles aspirations démocratiques des populations, cette génération dont la devise est vaincre ou périr.
C'est cette même génération qui a poussé les officiers supérieurs à l'action faisant tomber le mythe RSP qui n'en était pas un en réalité.



4-Le Général s'est laissé tromper par les hommes politiques
"Le plus grand mal a été de faire ce putsch. C'est du temps perdu, je le reconnais, c'est du matériel perdu, je le reconnais, ce sont des vies humaines perdues, je le reconnais aussi. C'est du passé, n'en parlons plus. Lorsque nous avons compris que les populations n'étaient pas favorables à ce putsch, nous avons abandonné."
Ces phrases prononcées par le Général au lendemain de sa défaite ne sont pas dénuées de sincérité. Elles sont l'expression de la profonde déception d'un homme seul, abandonné de tous.
Un homme abasourdi par les politiques pro-putsch qui n'ont pas tenu leurs promesses de drainer des foules autour de sa personne pour prouver aux yeux du monde entier que les raisons évoquées pour perpétrer ce putsch étaient partagées par une proportion non négligeable des populations.
Le Général n'a pas compris comment 15 partis politiques, dont les responsables ont mis des milliards sur le terrain n'ont pas été à mesure d'assurer une forte mobilisation pour donner du crédit à son putsch.
5-Ce sur quoi le Général et certains politiques se sont trompés
L'argent ne garantit pas une mobilisation, l'argent n'achète pas la conviction.
Si les populations sont massivement sorties les 30 et 31 Octobre et lors des récents événements, ce n'est pas pour des individus mais par conviction et par amour pour la patrie.
Si c'est pour des individus, il existe des poitrines bien plus larges que celles de nos martyrs et de nos blessés pour recevoir les balles.
Si c'est pour des individus, il existe des pieds bien plus indiqués que ceux des insurgés et des résistants pour marcher.
Tous ceux qui se mobilisent pour les causes justes au péril de leurs vies ne le font pour personne, encore moins pour l'argent mais pour la patrie.
Les hommes peuvent trahir, les hommes peuvent décevoir, mais la Patrie, elle ne trahit pas, la patrie ne déçoit pas.
C'est pour cela que lorsque vous tombez sur le champ d'honneur, ce n'est pas le drapeau d'un parti ou d'une quelconque organisation qui couvre votre cercueil, mais le drapeau national, symbole de la Patrie qui vous a tout donné et à laquelle vous devez tout en retour.
Tegawende Armand Noel Ouedraogo
Vive le Burkina Faso!
La patrie ou la mort nous vaincrons toujours!

Burkina Faso : Gilbert Diendéré voici la fameuse liste des membres du Gouvernement du CND , en question

Le Conseil national pour la démocratie (CND) avait sans doute bien aplani son programme, après son coup d’Etat du 16 septembre dernier, jusqu’à en avoir la preuve du contraire. Les choses ont basculé, dévoilant le plan des putschistes au grand jour. Les autorités de la transition ont dû se résoudre à geler les avoirs de certaines personnalités, civiles comme militaires, soupçonnées de connivence avec les putschistes. Dans le même temps, une liste des ministres du gouvernement qui allait accompagner le CND faisait le tour des réseaux sociaux. Etonnant tout de même, quand l’on voit que parmi ces ex ministrables, il y a des gens qui ne feraient qu’attiser encore la colère des populations, elles qui ont sacrifié leurs vies pour un renouveau, cela avec l’insurrection des 30 et 31 octobre dernier…
 
C’est le 25 septembre dernier que le Procureur général près la Cour d’Appel de Ouagadougou, Laurent Poda, a procédé aux gels des avoirs de 14 personnalités et de 4 partis politiques. Parmi ceux-ci figurent des personnalités (8) sur la fameuse liste du Gouvernement du CND. D’abord, le Général de Brigade Gilbert Diendéré, chef des putschistes. Dans le gouvernement du CND, il était appelé à occuper le poste de Chef de l’Etat et de ministre de la défense. 
Djibril Y. Bassolé devrait se charger de l’Administration territoriale et de la sécurité. Le Médecin-colonel Mamadou Bamba était programmé pour le ministère de la santé, pendant que le budget, l’économie et les finances l’étaient à Léonce Koné, banquier de profession. Le ministère de la jeunesse et emploi devait revenir au sieur Alpha Yago, et la communication et porte-parole du Gouvernement, à dame Benjamine Doamba. Le président de l’ex Front républicain, Hermann Yaméogo, celui de l’environnement et du cadre de vie. 
Le Colonel Sidi Paré, ex ministre de la sécurité du gouvernement de transition, devait occuper le ministère des transports. L’on se souvient que c’est la taupe qui résidait au sein de la transition et qui a été le premier à être libéré lors de la prise d’otage, avant d’aller se rhabiller en tenue de combat et rejoindre les putschistes. Parmi donc les 14 personnes concernées par les gels, ce sont ces 8 personnes suscitées qui figurent comme devant diriger avec d’autres le CND.
Le chef du gouvernement, qui n’est pas concerné par les gels, devait être le sieur Achille Tapsoba, et le sinistre François Compaoré s’occuperait des affaires étrangères et de la coopération régionale. Tout de même ! Salif Kaboré, était appelé à gérer l’action sociale et la solidarité nationale, Ram Ouédraogo, la Justice et, Sita Ouattara , la promotion et l’émancipation de la femme.
Le Colonel-major Boureima Kéré et le Capitaine Abdoulaye Dao s’occuperaient respectivement des ministères des Sports et loisirs et de l’agriculture. Alfred Sanou, ex député CDP devrait, lui, s’occuper du ministère de l’habitat et urbanisme. Voilà ce qu’il en était pour ceux que l’on connait activement. En somme, c’est une liste de 20 personnes au total qui devaient diriger le CND (voir liste en annexe). Une véritable injure au peuple, car si c’en était le cas, l’on imagine déjà ce qui allait advenir au Faso. Le CND aurait assurément beaucoup de mal à composer avec la nation entière, à moins de jouer les cartes de l’exclusion et de répressions qu’il reproche aux autres. Dieu merci, le pot-au-lait est tombé, s’est brisé et le contenu s’est versé. Adieu donc les projets (et autres couardises) qui se préparaient, comme le dit l’une des fables de Jean de La Fontaine, dans « Perette et le pot-au-lait »…
Claire Lebœuf
Voici la fameuse liste du CND, en question
1- Chef de l’Etat et ministre de la défense du Conseil national pour la démocratie (CND) : Général de Brigade Gilbert Diendéré
2- Premier ministre : Achille Tapsoba
3- Administration territoriale et de la sécurité : Djibril Y. Bassolé
4- Santé : Médecin-colonel Mamadou Bamba 
5- Affaires étrangères et coopération régionale : François Compaoré
6- Culture, tourisme et de la francophonie : Jérôme Zoma
7- Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique : Issaka Lingani
8- Budget, économie et finances : Léonce Koné
9- Enseignement de base et alphabétisation nationale : Bernard Korogo
10- Transports : Colonel Sidi Paré
11- Ressources animales : Yoda /Konkombo
12- Agriculture : Capitaine Abdoulaye Dao
13- Ministre d’Etat, de l’environnement et du cadre de vie : Hermann Yaméogo
14- Sports et loisirs : Colonel-major Boureima Kéré
15- Action sociale et solidarité nationale : Salif Kaboré
16- Jeunesse et emploi : Alpha Yago
17- Communication et porte-parole du Gouvernement : Benjamine Doamba
18- Justice : Ram Ouédraogo
19- Promotion et émancipation de la femme : Sita Ouattara
20- Habitat et urbanisme : Alfred Sanou
Outre cela, il est écrit que « Tout membre du gouvernement aux élections futures doit démissionner 45 jours avant le début des campagnes électorales, excepté le Président du Faso qui, pour les raisons de continuité de l’Etat, s’il est candidat, reste toujours à son poste pour le temps des élections ».
Les personnes concernées par les gels de leurs avoirs
Les personnes concernées par les gels de leurs avoirs sont Eddie W.C Hyacinte Komboïgo, candidat recalé à la présidentielle prochaine et président du Bureau exécutif national ( BEN) du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Fatou Diendéré, épouse du général Diendéré et candidate recalée aux législatives prochaines, Alpha Yago, membre du BEN du CDP, Zoubga R. Alain, ex ministre de l’ex régime déchu, Rasmané Ouédraogo, président et candidat de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) recalé aux législatives, Salifou Sawadogo, ex ministre et membre du BEN du CDP, Kiéma Adama, membre du BEN de la NAFA, Doamba Benjamine, ex députée du CDP qui a rejoint la NAFA et recalée aux législatives, Léonce L.S. Koné, membre du BEN du CDP, Bamba Mamadou, médecin-colonel, Hermann Yaméogo, président de l’Union pour la démocratie et le développement (UNDD), Djibril Bassolé, Général de gendarmerie et candidat recalé à la présidentielle, Sidi Paré, officier supérieur et ex ministre de la sécurité du Gouvernement de la transition. 
Ces personnes n’ont droit qu’à la somme forfaitaire de 300 000 F.CFA mensuellement, et leurs biens meubles et immeubles sont déclarés indisponibles, ainsi que les fruits ou loyers produits par ces biens-là. Les partis politiques concernés par les gels, au nombre de 4, sont le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), l’Union pour un Burkina nouveau (UBN) et l’Organisation pour la démocratie et le travail (ODT).
http://zoodomail.com/

EDDIE KOMBOIGO : UNE DES "BOITES NOIRES ÉCONOMIQUES" DU SYSTÈME COMPAORE

EDDIE KOMBOIGO, BUSINESS MAN MULTI-MILLIARDAIRE
Eddie Komboïgo, le président du CDP, est le gérant du Cabinet d’audit financier et d’expertise comptable Komboïgo et Associés (CAFEC-KA) et président du Club des hommes d’affaires franco-burkinabè.
Après l'assassinat de Thomas Sankara en 1987, Blaise Compaoré avait entrepris une tournée d'explication à l'extérieur. A l'étape française, c'est Eddie Komboigo, alors étudiant en France qui a assuré la mobilisation de la communauté burkinabè.
La réelle fortune de Eddie Komboigo date de l'époque où il a bénéficié du monopole des contrats d'audits comptable et financier du Programme d'Appui au Développement Sanitaire (PADS). http://www.cafecka.com/index.php…
Eddie est aujourd'hui recherché par la justice burkinabè pour son implication dans le putsch raté du général Diendéré et serait réfugié au États-Unis.
Léonce Koné a d'ailleurs fustigé sa gestion et exigé sa démission de la tête du CDP.
Quelques réalisations du cabinet CAFEC-KA :
- Mutuelle de crédit et d’Epargne SOCODEVI-Togo-Lomé financement fonds propres
- Société Burkinabè Granit financement fonds propres
- Fusion de Projet Ouaga 2000 et Fonds de l’habitat pour la création de la SONATUR
- Deuxième Projet de Développement Urbain (2è PDU) – Financement IDA
- Centre de Contrôle de Véhicules Automobiles (CCVA) – Financement KFW – CCVA
- Communauté Économique du Bétail et de la Viande (CEBV) – Financement FAO
- Projet de Développement Rural Intégré du Namentenga (PDRI/N) – Financement : Banque Mondiale
- Société Médicaments du Faso (MEDIFA) – Financement : Fonds Propres
- Office Nationale du Commerce Extérieur (ONAC) – Financement : Fonds propres
- Société Nationale d’Aménagement des Terrains Urbains (SONATUR) – Financement : Fonds Propres
http://www.ecodufaso.com/pour-cet-homme-la-comptabilite-na…/
EXTERHUM AFRICA, spécialisé dans le recrutement, le placement d’agents et la gestion externalisée de personnel appartient à Eddie KOMBOIGO. L'entreprise a son siège sur l'avenue Kwame N'Krumah au premier étage de l'immeuble Eddie KOMBOIGO qui appartient évidemment à Eddie KOMBOIGO.
Le 26 décembre 2012, dernier, l’Agence Nationale pour l’Emploi du Burkina Faso et Exterhum Africa ont signé un accord-cadre de partenariat. Exterhum Africa est également affiliée à la Chambre des Mines qui est en même temps sa cliente. EXTERHUM AFRICA couvre plusieurs pays : Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, et République Démocratique du Congo.http://www.exterhumafrica.com/spip.php?page=fr&lang=fr
Au Burkina, l'entreprise de Eddie Komboigo place des travailleurs au niveau de SEMAFO, BISSA GOLD et IAM GOLD notamment.
Le 12 août 2015 déjà, des travailleurs d’Extérhum Africa, sous-traitant de la mine d’or Bissa Gold avaient tenu un sit-in pour dénoncer les prélèvements illégaux d'une partie du salaire de chaque agent.
http://www.sidwaya.bf/m-7478-bissa-gold-des-employes-reclam…
Ce matin, les employés d'EXTERHUM placés à Bissa Gold seront en sit-in devant le siège de l'entreprise à partir de 8 heures pour réclamer leur salaire du mois écoulé qui devait en principe tomber le 28 septembre.
Affaire à suivre ....