02 août, 2014

Koffi Annan appelle à une transformation radicale de l’agriculture africaine

Koffi Annan appelle à une transformation de l’agriculture africaine

(Agence Ecofin) - En visite au Burkina  Faso dans le cadre du projet ‘microdose’, l’ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) Koffi Annan a affirmé qu’il était grand temps que l’agriculture du continent africain connaisse une transformation radicale.

«On peut se nourrir au Burkina, en Afrique et même aider le monde entier à se nourrir. Il suffit de transformer l'agriculture.» a déclaré le diplomate ghanéen depuis la localité Nagrengo.

Le projet, qui est destiné aux petits producteurs, vise à renforcer leurs capacités afin d’assurer le développement des exploitations familiales. «Microdose, milite pour l'application en petites doses d'engrais minéraux et organiques aux pieds des plantes pour les aider à grandir et à produire suffisamment et de façon économique» explique Sibiri Jean Baptiste Taounda, chercheur à l’institut national de recherche agricole et coordonnateur du projet.
D’après l’Agence Xinhua, le projet est mis en œuvre dans les provinces de Boulgou, de Kourittenga, de l'Oubritenga, du Ziro et du Nahouri.

Aaron Akinocho

agenceecofin.com

Air Algérie :Des avocats du Burkina Faso défendront "gratuitement" les familles des victimes du crash

Un groupe d'avocats s'est engagé jeudi à Ouagadougou à se mettre "gratuitement" à la disposition de familles des victimes du crash d'Air Algérie qui souhaitent se constituer partie civile, rapporte un communiqué rendu public vendredi.

"Le Barreau du Burkina Faso s'engage à mettre gratuitement à la disposition de toutes les familles qui souhaitent se constituer partie civile, une équipe d'avocats pour suivre avec elles les procédures judiciaires et leur permettre ainsi un accès au dossier de l'enquête", souligne le communiqué signé par le Bâtonnier de l' ordre des avocats du Burkina, Me Mamadou Traoré.
Le vol AH5017 d'Air Algérie reliant Ouagadougou à Alger, ayant à son bord 118 personnes, dont 54 Français et 28 Burkinabé, s'est écrasé dans la nuit du 23 au 24 juillet dans le nord du Mali, à 50 km au nord de la frontière avec le Burkina Faso.
"Beaucoup de victimes sont nos amis, nos parents, nos relations professionnelles, et plus particulièrement l'une d'entre elles est la fille d'un de nos confrères", a ajouté Me Traoré, précisant que "c'est notre modeste contribution pour assister techniquement les familles".
Le Parquet de Ouagadougou et celui de Paris (France) ont déjà ouvert des informations judiciaires pour "homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement".
Quelques jours après le crash, les boîtes noires de l'appareil ont été retrouvées et l'analyse des données a débuté vendredi à Paris. F

Source: Agence de presse Xinhua

MineBurkina Faso : Bissa Gold son permis d'exploitation étendue de 42 kilomètres carrés

Bissa Gold Mine CBissaGold
 
 La  Bissa Gold voit la superficie de son permis d'exploitation étendue de 42 kilomètres carrés. Cette extension est fondée sur la découverte d'un gisement aux réserves estimées à 4,3 tonnes d'or.Le gouvernement burkinabè a étendu le permis d'exploitation de la société minière Bissa Gold sur une superficie supplémentaire de 42,1 kilomètres carrés. Cette décision repose sur la découverte d'une réserve prouvée de 4,3 tonnes d'or, a indiqué Salif Kaboré, le ministre des Mines du Burkina Faso.
L'entreprise, qui disposait déjà d'un permis d'exploitation sur une surface de 130 kilomètres carrés dans les villages avoisinants de Sabcé et Mané, a investi 250 millions de dollars dans la construction d'une mine d'or. Elle devra investir à nouveau 34,8 millions de dollars soit 17 milliards de F CFA pour extraire et acheminer le minerai du gisement couvert par l'extension du permis vers son usine de traitement distante de dix kilomètres.
Pour cela, "nous devrons construire des voies d'accès qui relieront les deux sites et aussi acquérir de nouveaux équipements miniers pour le transport du minerai", explique Chistian Ouédraogo, le directeur général adjoint de la société. Bissa Gold espère extraire et vendre 131 100 onces d'or supplémentaires à patir de ce nouveau site.
Retombées
"Nous avons déjà autorisé trois extensions de projets miniers depuis le début de l'année, a révélé Salif Kaboré. Je pense que cela confirme l'essor actuel du secteur minier au Burkina". Selon le ministre burkinabè, l'extension du permis de Bissa Gold devrait créer 11 milliards de FCFA de recettes fiscales supplémentaires pour le pays.
Bissa Gold appartient à la société russe Nordgold, premier producteur d'or du Burkina Faso, qui exploite également la mine de Taparko, construite en 2007, via une autre filiale, Somita.
L'exploitation de la mine de Bissa Gold devrait rapporter, au total, 112 millions de dollars (55 milliards de F CFA) à l'État burkinabè au cours des dix prochaines années, selon le groupe Nordgold.

economie.jeuneafrique.

01 août, 2014

Explosions en série à Taiwan, au moins 25 morts

KAOHSIUNG Taiwan (Reuters) - Des explosions en série dues à une fuite de gaz ont dévasté vendredi tout un quartier de Kaohsiung, la deuxième plus grande ville de Taiwan, dans le sud de l'île, faisant au moins 25 morts et 267 blessés, selon un nouveau bilan communiqué par les autorités.
Des policiers et des soldats ont été envoyés en renfort pour aider les pompiers à lutter contre les incendies provoquées par les déflagrations. Par endroits, le feu est monté jusqu'à une hauteur équivalent à des immeubles de quinze étages.
Des bâtiments entiers ont pris feu tandis que plusieurs rues de cette ville portuaire ont été éventrées.
Des habitants ont comparé l'impact des explosions, en pleine nuit, à un tremblement de terre.
Les autorités municipales ont mis sur un pied un centre de coordination des secours tandis que le président taiwanais, Ma Ying-jeou, a promis de tirer les conséquences de cette catastrophe.
"Nous mettrons en oeuvre des mesures et des inspections pour éviter que de telles catastrophes se reproduisent à l'avenir", a-t-il dit.
(Faith Hung; Agathe Machecourt et Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Henri-Pierre André)

Ebola: 100 millions de dollars,pour lutte contre la maladie annonce l'OMS


EPIDEMIE - Le plan sera mis en place à partir de vendredi…
La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan, et les présidents des pays d'Afrique de l'Ouest affectés par l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola vont lancer vendredi en Guinée un plan de lutte de 100 millions de dollars (75 millions d'euros).
«L'ampleur de l'épidémie d'Ebola, et la menace persistante qu'elle pose, exige de l'OMS et de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone une réponse à un nouveau niveau, ce qui nécessitera une augmentation des ressources», a déclaré le Dr Chan, dans un communiqué publié par l'OMS à Genève. «Les pays ont identifié leurs besoins», a-t-elle ajouté.

Préparer les pays voisins

En conséquence, «la directrice générale de l'OMS et les présidents des pays d'Afrique de l'ouest touchés par l'épidémie du virus Ebola se retrouveront vendredi en Guinée pour lancer un nouveau plan de lutte de 100 millions de dollars dans le cadre d'une campagne nationale, régionale et internationale renforcée visant à contrôler l'épidémie», a indiqué l'OMS dans le communiqué.
D'après l'OMS, les pays affectés ont besoin que soient déployés davantage de travailleurs humanitaires - «plusieurs centaines», alors que des centaines sont déjà sur le terrain, dont 120 employés de l'OMS.
«Mais plus sont requis d'urgence», insiste l'OMS, citant notamment la nécessité pressante d'avoir plus de médecins, d'infirmières, d'épidémiologistes, de logisticiens et de gestionnaires de données. Le plan de lutte souligne également la nécessité de «renforcer les systèmes de préparation dans les pays voisins et les capacités mondiales».

Epidémie qui s'aggrave

L'OMS souligne par ailleurs la nécessité d'accroître la prévention, la détection et le signalement des cas suspects, ainsi que de mieux surveiller les risques aux frontières et de mieux protéger les soignants.
Le bilan de l'épidémie de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola en Afrique de l'Ouest ne cesse de s'aggraver avec plus de 1.300 cas et 729 morts au 27 juillet, dont 57 en 4 jours, selon le dernier bilan de l'OMS publié jeudi.
L'épidémie s'est déclarée au début de l'année en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Au Nigeria, un fonctionnaire libérien, âgé de 40 ans, est mort vendredi dernier à Lagos du virus Ebola, devenant le premier cas répertorié dans ce pays de cette fièvre mortelle. Cet homme a sans doute été contaminé par sa soeur, décédée de l'Ebola récemment, qui était venue au Nigeria pour assister à une conférence régionale.

Taux de mortalité

L'OMS ne recommande toujours pas que des restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux soient imposées à la Guinée, au Libéria, à la Sierra Leone ou au Nigeria sur la base des informations actuellement disponibles concernant cette épidémie qui commence à inquiéter le reste du monde.
Le virus Ebola se manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25% à 90% et il n'existe pas de vaccin homologué. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés.

20 minutes avec AFP