20 juillet, 2014

SOFIANO : Un artiste «pala pala» mais pourtant talentueux

Le terme «Pala pala » est surtout utilisé au Cameroun. C’est une expression qui veut dire «désordonné, partout à la fois… »


L’auteur de «Fo ya neere» défraie la chronique au Faso depuis déjà plus d’une année. C’est principalement son mentor Floby qui l’aura incontestablement mis au devant de la scène. SOFIANO voue une admiration démesurée envers son «parent», Floby à telle enseigne qu’il se ressemble come deux gouttes d’eau. SOFIANO aurait tout copié du Kundé d’Or d’or 2010 (voix, look et style musical). Beaucoup de mélomanes n’ont pas encore, jusqu’à ce jour fait la distinction entre SOFIANO et FLOBY. Certains pensent que c’est la même personne. Sa chanson à succès «Fo ya neere », pour certains, serait l’œuvre de Floby. Pourtant ce n’est nullement pas le cas.
Aujourd’hui, SOFIANO est entré incontestablement dans le cœur des mélomanes. En tout cas en ce qui me concerne, son tube «Fo ya neere» m’a entièrement séduit.




Il mettra au cours de l’année 2014, son premier opus «Dousse » grâce au concours de son producteur Papus Zongo. Depuis lors l’artiste arpente des scènes de nord au sud, de l’est à l’ouest avec son jeune manager Abass. Mais tout n’est pas souvent rose chez ce jeune homme.
Son caractère surprend plus d’un, même son staff tombe souvent des nues. SOFIANO ne demeure jamais sur place. Partout à la fois, il raffole le rôle de m’as-tu-vu dans les gargotes et maquis de la capitale. Il adore se faire remarquer en public. A la moindre appellation de nom dans un maquis, il n’hésite pas, soit à prendre le micro ou à entonner la chanson vedette de son album. Il n’hésite pas souvent aussi à déjouer la vigilance de son manager Abass et l’ensemble de son staff pour aller en catimini jouer dans un maquis de la place moyennant un petit gombo. Malgré plusieurs remontrances, il récidive dès la moindre occase. C’est un véritable artiste ambulant dont le seul but pour lui, est de se faire désirer en public. Pourtant il fait parti des nouvelles perles de notre musique.
Mais je suis convaincu qu’avec un peu plus de rigueur, il endossera finalement ce costume de vrai artiste.
Jabbar !


PAR:Hervé David Honla

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