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Plus
de 130 pays ont célébré la Global Entrepreneurship Week, et les cours
proposés par les écoles de management sont de plus en plus populaires. Mais
en quoi consiste exactement l’entreprenariat, se demande The Economist.
Et comment les gouvernements peuvent-ils l’encourager ?
Souvent,
les gouvernements confondent l'esprit d'entreprise avec le progrès
technologique et les start-ups. Mais ces confusions les mènent à se
tromper de politique :
✔ Ils
cherchent à créer de nouvelles Silicon Valleys. Mais il n’y a pas que
dans le secteur des high-techs qu’il est possible d’innover, comme l’a
démontré George Mitchell, le Texan qui s’est lancé dans l’extraction du gaz de schiste, par exemple.
Ainsi, le monde est encombré d’enclaves technologiques qui échouent à
devenir prospères. En Malaisie, la vallée Biotech a été surnommée « La
Vallée des Bio-fantômes ».
✔ Ils
confondent le propriétaire d'une petite entreprise, qui rêve d’ouvrir
une nouvelle boutique, avec les véritables entrepreneurs, qui rêvent de
révolutionner leur secteur. Mais en termes de créations d’emplois, cette
distinction est cruciale : beaucoup de petites entreprises ne sont pas
créatrices de nouveaux emplois.
Daniel
Isenberg, qui a enseigné à la Harvard Business School, et qui est
l'auteur de « Worthless, Impossible, and Stupid », propose une nouvelle
définition de l’entreprenariat, selon laquelle les chefs d’entreprises
sont des «créateurs de valeur à contre-courant », qui voient de la
valeur économique là où les autres ne voient rien, et qui voient des
opportunités là où les autres ne voient que des impasses.
Ces
chefs d’entreprises ont besoin de beaucoup de confiance et de
détermination pour défier les préjugés et surmonter les obstacles.
Parfois, ils se distinguent même plus par cette capacité à réaliser
l’impossible, plutôt qu’à penser hors des sentiers battus.
Isenberg donne également quelques conseils pour les politiciens qui veulent encourager l’esprit d'entreprise:
✔
Plutôt que de concevoir des pépinières en tous genres, ils doivent
s’attacher à éliminer les obstacles au démarrage et à la croissance des
nouvelles entreprises de tous secteurs.
✔
Ils doivent admettre l'importance de la recherche du profit et cesser
de glorifier le concept de l’ «entrepreneuriat social». Le profit est la
motivation réelle qui pousse les gens à prendre des risques, à
travailler dur, et à parier sur des idées qui semblent folles de prime
abord.
Les chefs d’entreprises
bâtissent leur fortune sur les inégalités : ainsi, la richesse qu’ils
génèrent aux Etats-Unis renforce les inégalités du pays. De plus, ils
créent des perturbations, et ces perturbations engendrent des gagnants
et des perdants. Mais ces nuisances sont nécessaires à la création
d’emplois, conclut le journal.
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29 juillet, 2013
Qu'est ce qui distingue le véritable entrepreneur des autres?
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