17 juillet, 2014

Burkina Faso:Témoignage d’un minier artificier : sur la violente explosion du 15 juillet «A l’air libre, ce type d’explosifs ne font pas de dégâts pareils».

L’enquête sur la violente explosion du 15 juillet privilégie la piste d’une explosion accidentelle, due «à des substances explosives comme celles utilisées dans les mines d’or». Nous avons joint au téléphone, un ancien artificier pendant 4 ans, dans une mine industrielle qui a requis l’anonymat.

Selon son témoignage, «à l’air libre, l’explosion n’est pas efficace comme celle décrite dans le cas de ce qui s’est passé à Ouagadougou». Selon lui, pour que les explosifs miniers fassent des dégâts à l’air libre, «il faut forer de 2 à 3 mètres de profondeur, avant d’enterrer les explosifs, pour que ceux-ci fassent des dégâts».

Il est même étonné qu’un individu puisse détenir ce type d’explosif à domicile, au regard de la rigueur de la réglementation qui encadre leur exploitation. «Sauf peut-être en cas de fraude», précise -t-il et pour le cas des mines industrielles qui «peuvent les détenir légalement».

Même dans ce cas, notre interlocuteur déclare que les mines industrielles sont livrées par des sociétés connues, dans des conditions de conservation draconiennes. «Ce sont des produits isolés loin des habitations et stockés dans un endroit, généralement clôturé de grillage, avec des panneaux ‘’ danger de mort’’ pour montrer la dangerosité. L’enceinte est protégée par un mur de béton de 3 à 4 mètres de haut, pour qu’en cas d’explosion, le béton puisse absorber l’onde de choc», a-t-il décrit.

K. T

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire