17 juin, 2013

« La Troïka » européenne perd-elle un membre ?

МВФ IMF Международный валютный фонд

A la fin de la semaine dernière, le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso et le chef du Mécanisme européen de stabilisation (ESM), l’économiste allemand Klaus Regling se sont prononcés en faveur de la fin de la participation du Fonds Monétaire International au programme du sauvetage de l’euro. Le ministre des finances de l’Allemagne Wolfgang Schäuble s’est joint à eux.

Donc, « la Troïka » – L’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International qui portaient jusqu’à présent le fardeau principal de la politique européenne anticrise peut perdre un membre.
Il convint de rappeler que ces déclarations désagréables à l’égard du FMI ont été faites après la discussion non achevée au sujet de l’opportunité des mesures de l’UE au soutien de l’économie grecque. Dans le rapport publié un de ces jours, le FMI a reconnu certaines erreurs dans la gestion du processus de la sortie de la Grèce de la crise. Mais en même temps, il a accusé d’actions non professionnelles les économistes de l’UE.
Réfléchissant sur les perspectives des relations avec le FMI, Barroso a noté qu’il était prématuré de parler de la suspension de la coopération tant que « la Troïka » n’allait pas terminer les programmes du soutien financier à la Grèce, à l’Irlande, au Portugal et à Chypre. Qu’est-ce qu’il y a derrière la démarche de Bruxelles à l’égard du membre principal de « la Troïka » ? Le chef du secteur des recherches européennes de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales Sergueï Outkine y voit certaines nuances.
« Je penseque cela reflète en réalité une certaine irritation qui survient au sujet des appréciations assez dures de la situation en Europe, dit Outkine. – Mais il ne faut pas culpabiliser les autres. Et comme la situation reste compliquée, les ressources supplémentaires que pourrait fournir le Fonds, c’est un avantage et non un défaut ».
L’économiste allemand dans la banque suisse UBSMartin Lück est plus direct. D’après lui, il faut reconnaitre les erreurs commises lors du sauvetage de l’économie grecque.
« Même si on reconnaissait l’erreur et si on pouvait faire marche arrière, cela ne donnerait rien aux Européens. Voilà mon appréciation : nous avons trop longtemps écouté les experts du FMI et nous avons tiré des leçons des actions de « la Troïka ». Il est temps d’agir nous-mêmes ».
Le journal autrichien Die Presse résume : le principal « acquis » du FMI en Europe, c’est que l’UE exprime une opinion négative commune à son égard. Mais pour le moment, « la Troïka » ne s’est pas séparée.


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