L’âge moyen du premier bébé pour une femme ne cesse de reculer, pour s’établir aujourd’hui aux alentours de 30 ans. Cette tendance générale a été mise en lumière par l’Institut National des Etudes Démographiques (INED). L’étude réalisée, qui précise que ce phénomène touche toutes les catégories sociales, montre par ailleurs que le taux de fécondité serait lié au niveau d’études des femmes : il est de 1,8 chez les diplômées (de plus en plus nombreuses dans la population) contre 2,5 pour les non diplômées. Autre donnée significative : le célibat progresse au détriment de la vie conjugale.
Les derniers travaux en date de l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) font état d’un recul de l’âge moyen du premier enfant chez les françaises. Cette tendance est à attribuer aux cursus universitaires. Les étudiantes attendent globalement d’avoir décroché leur diplôme avant de mettre au monde leur(s) petit(s), laissant le soin aux femmes non diplômées de les devancer pour fonder une famille. L’âge moyen au premier enfant serait de plus de 30 ans pour les premières contre 25 ans pour les secondes. Et comme, d’une part, la proportion de femmes diplômées dans la population ne cesse de grandir et que, d’autre part, le taux de fécondité chez celles-ci est plus faible, le taux de fécondité globale en France s’en ressent et recule : il était de 1,9 en 2009 contre 2,0 en 2008.
En marge de cette étude, intitulée « La fécondité selon le niveau d’études des femmes en France », les travaux de Magali Mazui, chargée de recherches à l’INED, et de France Prioux, démographe à l’INED, nous dévoilent par ailleurs une autre tendance : La vie de couple est de moins en moins fréquente pour les français âgés de 25 à 65 ans.
En dehors des fluctuations du nombre de pacs (en augmentation) et de mariages (en diminution), c’est surtout la multiplication des ruptures qui est responsable du phénomène. Et comme l’indiquent les deux spécialistes, « les remises en couples, bien qu’en augmentation elles aussi, ne suffisent pas à compenser les séparations ». Et en cas de présence d’enfant(s), c’est le plus souvent la mère qui en prend la charge, se retrouvant à la tête d’une famille monoparentale, alors que l’homme se retrouve seul. Ici aussi, le niveau d’étude est déterminant. Plus l’homme est diplômé, plus il a de chance de se retrouver en couple. En revanche, plus la femme est diplômée, plus elle a de probabilités de vivre seule.
Photographie : Sophie Marceau et Vincent Lindon dans L'Etudiante
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