21 avril, 2011

FORCES ARMEES NATIONALES : Une « tâche énorme » pour le général Honoré Traoré

Passation de commandement entre les chefs d’état-major général des armées sortant et entrant, le mardi 19 avril dernier à Ouagadougou. Pour le nouveau patron de l’armée, la tâche énorme qui lui est confiée est de reconquérir la confiance du peuple burkinabè et de redorer l’image de leur institution.

Qui va présider la cérémonie de passation de commandement à l’état-major général des armées avec la dissolution du gouvernement ? C’est la question que de nombreux journalistes se sont posés juste avant le début de ladite cérémonie, surtout qu’après l’arrivée du nouveau patron et de l’ancien patron de l’armée, il y avait un fauteuil non encore occupé entre les deux personnalités. A 8h 45, Assimi Kouanda fait son entrée dans la cour de l’état-major et la Garde nationale commence deux minutes après l’exécution de l’hymne national. La cérémonie pouvait commencer. L’assistance est invitée à suivre attentivement la lecture du mandat accordé par le président du Faso à son directeur de Cabinet afin qu’il puisse diriger la passation de commandement.

Assimi Kouanda, après avoir prononcé la formule consacrée, reçoit le drapeau national qu’il remet au nouveau chef d’état-major général des armées. 8h 59. Après avoir reçu les pleins pouvoirs, le général Nabéré Honoré Traoré s’adresse à ses frères d’armes et aux invités. Il entame par le contexte de sa nomination intervenue le 15 avril 2011, à savoir les pillages et les casses des militaires pour réclamer de meilleures conditions de vie. La condamnation du nouveau patron de l’armée est sans appel : « Ces actes d’indiscipline, voire barbares appellent la réprobation. »

Redorer le blason des hommes de tenue

Pour lui, ces actes ont terni l’image de l’armée. C’est pour cela qu’il demande à tous, chacun dans son poste, de travailler à « reconquérir la confiance de notre peuple, à redorer notre image ». « C’est la tâche énorme qui m’est confiée et je m’y emploierai de toute mon âme et avec toute mon énergie et sans complaisance », a avoué le général Honoré Traoré. Mais, concrètement, qu’est-ce qui sera fait pour ramener la discipline dans l’armée ? Répondant à cette question de la presse, il a confié que cette crise sera résolue par la concertation. Il a aussi évoqué la nécessité de former des cadres de proximité. En attendant, il n’a pas manqué, au cours de son allocution, d’inviter les officiers et les sous-officiers « à restaurer la discipline, la rigueur dans un esprit de responsabilité et d’initiatives » tout en rappelant que « sans respect de la hiérarchie, sans autorité des supérieurs et sans discipline, il n’y a pas d’armée ».

La cérémonie de passation de commandement a été l’occasion pour le général Nabéré Honoré Traoré de rendre hommage à son prédécesseur, le général de division Dominique Djindjéré. Ce dernier, lors du pot offert pour la circonstance, tout en remerciant ses frères d’armes pour l’accompagnement reçu pendant les deux ans, a souhaité que la paix et la sérénité reviennent au sein des Forces armées nationales.

Par Dayang-ne-Wendé P. SILGA

Le Pays

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