IRIB- Sous la pression d’un lourd bilan humain et d’une probable
utilisation d’armes chimiques, en Syrie, par les mercenaires, Washington
s’est rapproché de Moscou, en vue d’un règlement politique de la guerre
contre ce pays, mais les divergences entre les deux pays nourrissent le
scepticisme.
L’exécutif américain a relancé la Russie, afin de tenter de trouver
une solution à un conflit, entré, dans sa troisième année, qui menace de
s’étendre à la région entière.
Le chef de la diplomatie américaine a rencontré, mardi, à Moscou, le Président Vladimir Poutine et son homologue, Sergueï Lavrov.
La Russie et les Etats-Unis se sont entendus, pour inciter Damas et les mercenaires à s’asseoir à une même table et plaidé pour l’organisation, «au plus vite», d’une conférence internationale sur la Syrie.
Cette réunion, qui pourrait se tenir, fin mai, à Genève, relance le processus dit «de Genève», conclu; le 30 juin 2012; entre les grandes puissances; qui prévoit l’organisation d’une transition politique, en Syrie, sans trancher, clairement, sur le rôle de M. Al Assad.
Moscou refuse, d’ailleurs, toujours, de lâcher M. Al-Assad et a confirmé, vendredi, une livraison d’armements à Damas.
De leur côté, les Etats-Unis ont paru, légèrement, infléchir leur position, quand M. Kerry a laissé entendre à Moscou que son pays ne faisait plus du départ du Président syrien une condition préalable à la mise sur pied d’une autorité de transition.
Il a, ensuite, réaffirmé, à Rome, que M. Al Assad devait partir, mais sans préciser quand.
«Ce qui a changé, c’est que nous voulons, comme les Russes, travailler très dur, pour obtenir que les deux parties (pouvoir syrien et mercenaires) s’assoient à la même table et appliquent ce plan», a expliqué le porte-parole du département d’Etat, Patrick Ventrell.
Acrobaties verbales
«L’accord de cette semaine, sur une conférence de paix, fait progresser d’un pas la formule de Genève, mais qu’est-ce qu’un pas de plus, dans quelque chose qui n’a aucune signification ?», ironise Stephen Sestanovich, spécialiste de la Russie du groupe de réflexion «Council of Foreign Relations» de Washington.
«La vraie question est de savoir si les Russes sont prêts à dire à Al-Assad et ses soutiens que les jeux sont faits», explique-t-il.
«Il y a des tentatives qui ont lieu, en ce moment, mais ne je pense pas que les positions (de Moscou et Washington) aient tellement changé», selon Salman Shaikh, directeur du Brookings Center de Doha, en qualifiant «d’acrobaties verbales», les déclarations de la Maison Blanche et du département d’Etat.
«Même si cette activité diplomatique existe, c’est la situation, sur le terrain, qui continuera à être prépondérante», explique M. Shaikh.
M. Obama, de son côté, s’est défendu d’être inerte et a fait remarquer cette semaine qu’il n’existait pas de «réponses faciles» .
Il a, aussi, expliqué qu’il n’était, a priori, pas question d’envoyer des soldats américains, sur place.
L’administration américaine est hantée par le précédent de 2003, lorsque l’ancien Président George W. Bush avait lancé l’invasion de l’Irak, sous le prétexte «d’armes de destruction massive», qui n’ont jamais été trouvées.
Tout en poussant la Russie à retirer son soutien au pouvoir syrien, les Etats-Unis craignent les conséquences, pour la Syrie et la région, d’une chute brutale d’Al-Assad, déjà, apparues, avec l’entrée de l’entité sioniste et du Hezbollah, dans le conflit actuel.
Faire face à un tel vide, comme, en Irak, en 2003, signifierait, pour les Etats-Unis, être «prêts à dépenser 1.000 milliards de dollars, envoyer 160.000 soldats et subir, au bas mot, 6.000 morts», a résumé le vice-Président Joe Biden, dans un entretien, publié, jeudi.
Le chef de la diplomatie américaine a rencontré, mardi, à Moscou, le Président Vladimir Poutine et son homologue, Sergueï Lavrov.
La Russie et les Etats-Unis se sont entendus, pour inciter Damas et les mercenaires à s’asseoir à une même table et plaidé pour l’organisation, «au plus vite», d’une conférence internationale sur la Syrie.
Cette réunion, qui pourrait se tenir, fin mai, à Genève, relance le processus dit «de Genève», conclu; le 30 juin 2012; entre les grandes puissances; qui prévoit l’organisation d’une transition politique, en Syrie, sans trancher, clairement, sur le rôle de M. Al Assad.
Moscou refuse, d’ailleurs, toujours, de lâcher M. Al-Assad et a confirmé, vendredi, une livraison d’armements à Damas.
De leur côté, les Etats-Unis ont paru, légèrement, infléchir leur position, quand M. Kerry a laissé entendre à Moscou que son pays ne faisait plus du départ du Président syrien une condition préalable à la mise sur pied d’une autorité de transition.
Il a, ensuite, réaffirmé, à Rome, que M. Al Assad devait partir, mais sans préciser quand.
«Ce qui a changé, c’est que nous voulons, comme les Russes, travailler très dur, pour obtenir que les deux parties (pouvoir syrien et mercenaires) s’assoient à la même table et appliquent ce plan», a expliqué le porte-parole du département d’Etat, Patrick Ventrell.
Acrobaties verbales
«L’accord de cette semaine, sur une conférence de paix, fait progresser d’un pas la formule de Genève, mais qu’est-ce qu’un pas de plus, dans quelque chose qui n’a aucune signification ?», ironise Stephen Sestanovich, spécialiste de la Russie du groupe de réflexion «Council of Foreign Relations» de Washington.
«La vraie question est de savoir si les Russes sont prêts à dire à Al-Assad et ses soutiens que les jeux sont faits», explique-t-il.
«Il y a des tentatives qui ont lieu, en ce moment, mais ne je pense pas que les positions (de Moscou et Washington) aient tellement changé», selon Salman Shaikh, directeur du Brookings Center de Doha, en qualifiant «d’acrobaties verbales», les déclarations de la Maison Blanche et du département d’Etat.
«Même si cette activité diplomatique existe, c’est la situation, sur le terrain, qui continuera à être prépondérante», explique M. Shaikh.
M. Obama, de son côté, s’est défendu d’être inerte et a fait remarquer cette semaine qu’il n’existait pas de «réponses faciles» .
Il a, aussi, expliqué qu’il n’était, a priori, pas question d’envoyer des soldats américains, sur place.
L’administration américaine est hantée par le précédent de 2003, lorsque l’ancien Président George W. Bush avait lancé l’invasion de l’Irak, sous le prétexte «d’armes de destruction massive», qui n’ont jamais été trouvées.
Tout en poussant la Russie à retirer son soutien au pouvoir syrien, les Etats-Unis craignent les conséquences, pour la Syrie et la région, d’une chute brutale d’Al-Assad, déjà, apparues, avec l’entrée de l’entité sioniste et du Hezbollah, dans le conflit actuel.
Faire face à un tel vide, comme, en Irak, en 2003, signifierait, pour les Etats-Unis, être «prêts à dépenser 1.000 milliards de dollars, envoyer 160.000 soldats et subir, au bas mot, 6.000 morts», a résumé le vice-Président Joe Biden, dans un entretien, publié, jeudi.
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